Pluralisme religieux et immigration : Tendances, options, gestion

Au cours des dix dernières années, le multiculturalisme et l’intégration des immigrants ont suscité des débats animés, particulièrement depuis que les accommodements raisonnables occupent une place importante dans l’actualité. Cette conférence sera l’occasion pour dix éminents panélistes, dont les lauréats Trudeau Alain-G. Gagnon et Joseph Yvon Thériault, d’animer des discussions en profondeur et de mettre l’emphase sur le contexte, des options de politiques et sur le rôle de l’administration publique

La « diversité profonde » qui marque le Canada et le Québec est précieuse, inévitable et souvent conflictuelle. Depuis les années 1990, le multiculturalisme et l’intégration des nouveaux arrivants ont suscité d’intenses débats. Beaucoup d’études soulignent les contributions du modèle multiculturel canadien à la revitalisation de la culture et de la société ainsi que ses effets stimulateurs sur l’innovation et la croissance économique. D’un autre côté, les critiques s’inquiètent des coûts ou de l’inefficacité des programmes d’intégration. Ils craignent la ghettoïsation des minorités ou la fragmentation sociale de la majorité. Ils se préoccupent de l’importation de conflits étrangers au Canada.

Plus récemment, les accommodements raisonnables liés aux pratiques religieuses faisaient l’objet d’une importante interrogation et discussion. Faut-il permettre le port du turban sikh dans la Gendarmerie royale du Canada ? Les piscines publiques devraient-elles prévoir des heures de baignade réservées aux femmes ? Les fonctionnaires et usagères des services publics devraient-elles dévoiler leur visage ? « Ces questions ont été explorées ouvertement lors des audiences de la Commission Bouchard-Taylor en 2008. Or, le reste du Canada pourrait bénéficier de ces expériences et discussions, a annoncé Alex Himelfarb, directeur du Centre pour les défis mondiaux. C’est l’occasion de lier la recherche et les politiques publiques, les idées et l’action, dans un secteur d’importance vitale pour tous les Canadiens. »

Parmi les panélistes invités se trouvent :

Michael Adams : président-fondateur, Environics Institute for Survey Research

Michael J. Bryant : conseiller principal chez Ogilvy Renault et ancien procureur général de l’Ontario

Christian Dufour : avocat, auteur, chercheur et enseignant, École nationale d’administration publique

Alain-G. Gagnon : professeur, Département de science politique, Université du Québec à Montréal, titulaire d’une Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes et lauréat Trudeau

Louis-Philippe Lampron : professeur, Faculté de droit, Université Laval

Josiane LeGall : professeure, Département de communication sociale et publique, Université du Québec à Montréal

Jocelyn Maclure : professeur, Département de philosophie, Université Laval

Micheline Milot : professeure, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal

Marie-Claude Prémont : professeure de droit, École nationale d’administration publique

Joseph Yvon Thériault : professeur, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal, titulaire d’une Chaire de recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie et lauréat Trudeau

Régis Vigneau : ancien sous-ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles (Québec) et fondateur et ancien vice-président de Montréal International

Les panels seront animés par le professeur à l’ENAP Paul-André Comeau et ancien rédacteur en chef au journal Le Devoir ; Paul Wells, chroniqueur au magazine Maclean’s et Don Newman, président de Canada 2020 et ancien rédacteur parlementaire à CBC.

Le public est convié à la conférence sur le pluralisme religieux et l’immigration mais le nombre de places est limité. L’inscription est gratuite auprès de Mme Karine Plamondon par courriel à karine.plamondon@enap.ca ou par téléphone au 418 641-3000, poste 6864. Les présentations se dérouleront dans les deux langues officielles et un service d’interprétation simultanée sera offert.

La Fondation Pierre Elliott Trudeau est un organisme de bienfaisance canadien, indépendant et sans affiliation politique, fondé en 2001 par les amis, la famille et les collègues de l’ancien premier ministre pour lui rendre hommage. En 2002, le gouvernement du Canada accordait un fonds de dotation de 125 millions de dollars à la Fondation, à la suite d’un vote unanime de la Chambre des communes. En outre, la Fondation bénéficie de l’appui de donateurs privés qui soutiennent des initiatives spécifiques. Grâce à ses programmes de bourses d’études doctorales, de prix de recherche, de mentorat et d’interaction publique, la Fondation soutient des esprits libres qui se distinguent en s’intéressant aux questions essentielles de notre société.

L’ENAP, c’est l’Université de l’administration publique. Présente dans une dizaine de villes au Québec, elle offre des programmes d’études de 2e et 3e cycles pour les gestionnaires et les professionnels du secteur public. Plusieurs groupes de recherche sont actifs à l’École dans les domaines du management public ; des politiques et programmes publics ; du management du réseau de la santé et de ses politiques ; de la gouvernance publique ainsi que de la gestion et des politiques internationales. L’ENAP propose également aux organisations publiques des services de formation continue, des services de sélection de personnel et d’évaluation des compétences, des services de gestion de la carrière et de coaching ainsi que des services de conseil en gestion et d’appui à la gouvernance tant au plan local qu’à l’échelle internationale.

Le Centre sur les défis mondiaux (CDM) est un forum de politiques publiques associé à l’École des affaires publiques et internationales de Glendon. Le CDM veut stimuler le débat public. Il rassemble des meneurs d’idées - praticiens et universitaires, décideurs et chercheurs - pour explorer l’angle canadien des défis de l’heure. Ces enjeux incluent : harnacher l’économie mondiale ; adapter l’architecture de la santé et des services sociaux à l’économie du savoir et à la nouvelle démographie ; concilier la religion, la diversité et la citoyenneté commune et améliorer le fonctionnement des institutions étatiques.